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Le
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Le Vietnam… 30 ans de guerre…
L’histoire récente du Vietnam
est dominée par les années de
guerre contre le Japon, la France, les Etats-Unis
puis entre le Vietnam du Sud et du Nord. A
la jonction de l’Asie orientale et du
Sud-Est asiatique, baigné sur 2 000
kilomètres par la mer de Chine, le
Vietnam occupe une situation stratégique
incomparable. Le fait qu’il ait été
l’enjeu d’un des plus longs conflits
du XXième siècle ne doit pas
faire oublier qu’en tant qu’Etat,
il est plus ancien que les royaumes de France
ou d’Angleterre. Depuis la réunification
du pays, en 1975, le Vietnam s’étend
sur 1 600 kilomètres du Nord au Sud,
sa superficie de 330 000 km² est comparable
à celle de l’Italie. Le Vietnam
est passé de 20 millions d’habitants
en 1960 à 70 millions aujourd’hui.
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Le Vietnam depuis
une dizaine d’années… Aucun
pays au monde au cours du XXième siècle
n’a connu une telle guerre destructrice,
un tel déluge de feu et de bombes, un
aussi impitoyable carnage humain. Et pourtant,
ce pays, ravagé par 30 ans de guerre,
sclérosé par une idéologie
dépassée, essaie de se redresser.
Depuis 1992, le Vietnam a commencé sa
reconstruction.
Si la plupart des vietnamiens sont bouddhistes,
une importante minorité est catholique.
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Le Vietnam, aujourd’hui…
Le cœur politique du pays est à
Hanoï, la capitale, où un régime
communiste et centralisateur est toujours en
place aujourd’hui. L’écroulement
du système soviétique a mis fin
à une assistance économique et
militaire importante. Aujourd’hui, le
Vietnam se cherche, partagé entre l’idéologie
et le pragmatisme : le régime vietnamien
tente une ouverture vers l’extérieur,
entrouvre ses frontières au tourisme
et opère un rapprochement avec la Chine,
mais celui-ci n’aura sans doute pas la
même portée en matière de
coopération économique que celle
d’hier avec l’URSS. Malgré
ces timides efforts de libéralisation,
la situation économique et sociale est
préoccupante. Comme la plupart des pays
en phase de transition, il demeure une terre
de paradoxe. Les problèmes de malnutrition
et de surpopulation ne sont toujours pas résolus.
L’enseignement et la santé se détériorent
de plus en plus, au profit d’autres secteurs
plus lucratifs. |
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Ho Chi Minh ville,
ex-Saïgon, ancienne capitale du Sud-Vietnam,
est, avec plus de 4 millions d’habitants,
la plus grande ville du pays. Une cité
active, trépidante, frénétique…
une ville aux mille lumières qui attire
tant de gens qui deviendront des exclus, rejetés
et peu à peu broyés. En 1975,
après la chute du Sud-Vietnam, le changement
de régime étant censé amener
le bonheur à tous, les assistantes sociales
et les psychologues étaient priés
de changer de métier. Ces professions
sociales font cruellement défaut aujourd’hui.
A Ho Chi Minh ville, plus de 500 000 jeunes
ont moins de 17 ans et sont dans une situation
alarmante. 50 % d’ enfants en âge
pré-scolaire souffrent de sous-nutrition.
Près de 30 000 enfants vivent dans la
rue. Il existe de nombreuses familles vivant
sur des barques ou simplement sous des ponts
dans un environnement déplorable. Heureusement
qu’il existe quelques vietnamiens sensibles
à ces détresses. Les autorités
vietnamiennes, conscientes de ces problèmes,
tolèrent l’ouverture de centres
d’accueil qui donnent une chance à
ces enfants de quitter la rue pour recevoir
une base d’instruction qui les aidera
à assurer leur avenir. |
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Kontum
se trouve sur les Hauts Plateaux au centre du
Vietnam, le long des frontières du Laos
et du Cambodge. A l’origine, la population
était composée de plusieurs ethnies
minoritaires dites « montagnardes »
: - Les Banhar « là où le
soleil se lève », vivent en majorité
dans la province de Kontum
- Les Xodang : vivent à la périphérie
de Kontum.
- Les Jaraï : sont près de Kontum,
mais plus à l’ouest vers Pleiku.
Ce sont souvent des catholiques, ils vivent
de l’agriculture.
Actuellement, beaucoup de vietnamiens vivent
sur les Hauts Plateaux, et le gouvernement favorise
la migration des vietnamiens du nord vers cette
région en leur offrant des terres et
une aide financière pour leur installation.
Cette migration se fait au détriment
des minorités qui se voient expropriées
de leur terre et qui ne reçoivent aucune
subvention. Les minorités sont très
surveillées par les autorités
et la circulation des étrangers est très
limitée dans la province. Le tourisme
y est donc pratiquement inexistant.
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