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Le
pays de votre filleul |
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Le Liban, situé en
bordure de la mer Méditerranée,
fait figure de petit pays (10452 km²)
par rapport à ses deux puissants voisins
: la Syrie et Israël. Le pays est formé
de trois parties qui s’étendent
parallèlement au rivage de la mer,
du nord au sud :
- une étroite bande côtière
où se situent les principales villes
: Sour (Tyr), Saïda (Sidon), Beyrouth
(capitale), Jounieh, Jbaïl (Byblos),
Batroun, Tripoli,
- La chaîne du Liban que l’on
appelle « la Montagne »,
- La plaine de la Bekaa, riche plaine fertile,
située entre la chaîne du Liban
et celle de l’Antiliban qui forment
la frontière avec la Syrie.
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Un peu d’histoire…
Le Liban devient indépendant
en 1944 après avoir été
sous mandat français pendant 20 ans.
Bien qu’ils soient minoritaires, les chrétiens
maronites ont toujours dirigé le pays.
La guerre civile libanaise débute en
1975, provoquée, entre autres facteurs
par la rupture du consensus musulmano-chrétien
sur la Constitution qui avantageait les chrétiens.
Cette guerre civile est exacerbée par
les palestiniens chassés de Jordanie
en 1970. En 1982, Israël envahit le Liban.
Lorsqu’en 1989, les factions signent un
armistice à Taîf, en Arabie Saoudite,
le pays est proche du déchirement. Cet
accord met fin à 15 ans de guerre civile.
L’accord de Taîf prévoit
que 40000 soldats restent stationnés
au Liban. Toutes les factions politiques dirigent
des milices armées. Des forces de l’ONU
s’efforcent de maintenir la paix dans
la zone frontalière qui touche Israël.
En 1991, un accord de sécurité
est signé entre le Liban et la Syrie.
Cet accord « d’amitié et
de coopération » ne laisse que
peu d’initiative au gouvernement libanais
sur le plan international. L’armée
syrienne reste présente sur l’ensemble
du territoire, même si sa présence
est plus ou moins discrète selon les
régions. |
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Le Liban, aujourd’hui…
Après plus de 15 ans de guerre, le Liban
connaît depuis 1990 un début de
normalisation de sa situation. Mais le prix
politique et économique à payer
est lourd… Beyrouth qui était autrefois
un des centre de villégiature du monde
arabe a été dévastée
par la guerre. Les élections de 1992
sont les premières depuis 20 ans. Le
Liban parvient à un certaine stabilité
sous le Premier Ministre Rafiq Al-Hariri dont
le gouvernement est reconduit après les
élections de 1996. La vie politique libanaise
reste tributaire de l’emprise syrienne.
Le gouvernement a besoin de milliards de dollars
pour reconstruire Beyrouth et ses infrastructures.
Le Liban est incapable de sortir seul du marasme
économique où cette guerre l’a
plongé : les destructions sont considérables,
l’économie. Le pays accuse une
dette de 40 milliards de USD. La situation personnelle
des Libanais est aussi dramatique. La guerre
a provoqué la disparition de la classe
moyenne. Le revenu moyen par habitant est bas
; un écart très important sépare
la classe pauvre de l’élite très
riche. Les prix des produits de première
nécessité ont terriblement augmenté
et une grande partie des libanais vit maintenant
dans la misère. Quinze années
de combats ont fait des milliers de morts, laissant
de très nombreux orphelins. Il n’est
par rare de voir des enfants travailler, même
très jeunes, dans des garages ou exercer
d’autres petits métiers pour survivre
: cireurs de chaussures, vendeurs des rues,
… l’école est devenue, pour
beaucoup, inaccessible. Dans ce pays martyrisé,
les pauvres sont autant victimes de l’absence
de solidarité nationale qu’individuelle. |
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Pour
en savoir plus sur le pays de votre filleul
…
« L’enfant du Liban
» - Père Mansour Labaky –
Fayard – Collection « Les enfants
du fleuve » 1986
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